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Résultat scientifique | Climat

Evolutions de l'absorption du CO2 par les écosystèmes terrestres


​La baisse de l’absorption de CO2 par les écosystèmes terrestres européens observée au cours de la dernière décennie s’explique par la persistance d’une configuration particulière de la circulation atmosphérique régionale​. C’est la conclusion d’une collaboration internationale impliquant le LSCE (CEA/CNRS/UVSQ), publiée dans Nature Communications le 18 janvier.

Publié le 18 janvier 2016
​Les écosystèmes terrestres absorbent près de 30% des émissions de CO2. Le continent européen y participe au premier rang, dans l’hémisphère nord. Or sa contribution avait diminué au début des années 2000, laissant craindre une possible saturation de ces puits de carbone.

S’appuyant sur des données atmosphériques et écosystémiques, des climatologues du LSCE ont pu mettre en évidence un retournement de tendance à la fin des années 2000. L’absorption de carbone a recommencé à augmenter. 

Ce phénomène s’explique par l’affaiblissement de deux gradients de pression atmosphérique nord-sud en Atlantique Nord, North-Atlantic Oscillation, entre les Açores et l’Irlande, et East-Atlantic Pattern, un peu plus au sud que le précédent. 

Lorsque ces gradients sont forts, les flux d’ouest sont renforcés et décalés vers l’Europe du nord. Il fait donc plus sec sur les latitudes moyennes et basses de l'Europe, ce qui défavorise la croissance de la végétation et donc les puits de carbone associés. Au contraire, lorsque ces gradients sont faibles, les flux d'ouest passent principalement sur les latitudes moyennes et sud de l'Europe, et on observe des hivers plutôt humides sur la majeure partie de l’Europe, avec un stockage de neige important en Europe centrale et orientale. Toute cette humidité favorise la croissance de la végétation et donc l'absorption du carbone.

Cette étude démontre comment depuis 2000, des gradients de pression atmosphériques ont successivement défavorisé puis favorisé les puits de carbone associés aux écosystèmes terrestres européens. 

(c) James Barlow

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