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Consolider les bois archéologiques : la RMN porte conseil


​L’analyse chimique par RMN de bois archéologiques consolidés par imprégnation de polyéthylène glycol (PEG) a permis aux chercheurs de l’Inac de comprendre comment agit le produit et de préciser une recommandation d’usage : l’excès de PEG est déconseillé ! L’étude des bois archéologiques a démarré il y a plus de dix ans en collaboration avec ARC-Nucléart. Les bois ayant séjourné longtemps dans l’eau présentent des dégradations différenciées pour chacun des constituants du bois, ou pour être plus précis, des parois de ses cellules.

Publié le 26 décembre 2012

​Les hémicelluloses, qui jouent un rôle de pontage entre les fibrilles de cellulose, sont dégradées les premières, les celluloses le sont ensuite de manière plus ou moins importante, alors que les lignines demeurent très résistantes. L’analyse par résonance magnétique nucléaire du carbone 13 a montré pour la première fois que lors de l’imprégnation, le PEG interagit au niveau moléculaire avec les fibrilles de cellulose. Il « remplace » les hémicelluloses disparues et restaure les propriétés dynamiques de la paroi cellulaire endommagée.

Ensuite, les imprégnations successives augmentent la concentration en PEG dans le bois. Plus éloigné des polymères résiduels du bois, ce PEG est moins bien retenu et peut être exsudé du matériau archéologique par la suite, ce qui est extrêmement dommageable pour une présentation dans un musée. Ainsi est-il inutile d’utiliser une concentration en PEG supérieure à 10 % dans le cas d’un bois archéologique peu dégradé.

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